Apprendre à apprendre

Giordan André, Saltet Jérôme. Apprendre à apprendre. Librio, 2015, 125 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre co-écrit par un docteur en sciences de l’éducation et un des fondateurs des éditions Play Bac. Il fourmille de très nombreux conseils pratiques, pourrait s’appeler « le guide pour réussir ses études », et est écrit dans un style adapté à des lycéens ou leurs parents, voire même des étudiants, mais pas vraiment à des plus jeunes.

Il balaie tous les domaines : de la quantité de sommeil à la motivation pour apprendre en passant par des astuces mnémotechniques pour apprendre sa leçon. Il n’est donc pas du tout adapté à une lecture linéaire mais se feuillette très bien, à la recherche d’un conseil utile dans un domaine (avec une table des matières très détaillée).


Cet ouvrage est divisé en plusieurs chapitre bien distincts dans lesquels des pistes de réflexions claires et précises sont données. On vous détaille ces chapitres un par un.

Comprendre pour apprendre

Ce premier chapitre invite à savoir identifier son profil d’apprentissage (visuel ? auditif ? kinesthésique ?) pour s’en servir efficacement et aussi à analyser ses types d’erreurs pour y remédier. On y trouve des listes de catégories d’apprentissages ou d’erreurs dans lesquelles on pourra se perdre… ou se reconnaître ! Et en tous les cas  garder l’idée qu’il n’existe pas une mais de multiples façons de réussir ou de se tromper.

Se donner le désir d’apprendre

On y trouve des moyens, jamais moralisateurs, pour vouloir apprendre. Une sortie de petit guide anti-ennui en classe (de donner des défis, écouter les cours en se demandant comment on l’aurait fait à la place du prof, réfléchir à un reportage sur ce cours…).

Travailler sa mémoire

Des idées fausses sur la mémoire, les conditions d’une bonne mémoire et plein d’astuces connues ou moins connues y sont présentées. On y a retenu l’idée de structurer les infos (en les regroupant, en les hiérarchisant), de respecter les habitudes de son cerveau (lire, dire, dessiner, voir, bouger sont autant de types de mémoires), en reposant son cerveau, et en se représentant la fonction qu’on va faire de l’information mémorisée (se mettre dans le contexte aide à mémoriser : on se met debout pour réciter une poésie si l’on sait qu’on devra la réciter debout, et on s’imagine la classe)

Savoir poser et résoudre un problème

On y apprend à construire un conceptogramme pour hiérarchiser les questions à se poser : sorte de carte de sa pensée sur un sujet (aussi appelée carte mentale)

Savoir maîtriser l’information

Une partie très détaillée et utile, pas à pas, pour guider son enfant dans une recherche sur internet, en 10 étapes. Une autre partie utile bien que pas assez détaillée sur la prise de notes en fonction du contexte.

Savoir vendre ses idées

On y lit des conseils sur les choses à faire et celles à éviter à l’oral et à l’écrit : pour un travail seul ou en groupe, pour les TPE du lycée par exemple ou pour les nombreux exposés que l’on demande aux élèves depuis l’élémentaire sans vraiment les y former.

 Savoir s’organiser

Cette partie utile s’appuie sur une idée évidente pour un parent mais peut-être moins pour un enfant : investir du temps et de l’énergie aujourd’hui permettra d’en économiser demain ! Les auteurs donnent donc des recettes concrètes pour s’organiser efficacement pendant les cours, le soir et le week-end :

  • en conseillant de relire ses cours le soir-même ou au bout de 24 heures pour une efficacité optimale ;

  • avec ce qu’ils appellent la règle des 30 secondes : passer 30 secondes à se demander ce qu’on vient d’apprendre ou ce qu’on va apprendre plutôt que se jeter dedans (règle qui marche aussi quand on rentre en classe ou qu’on en sort) ;

  • en prenant conscience du temps prévu ou réellement passé à faire une tâche.

Comment mettre son corps en ordre pour apprendre

Des informations sur le sommeil, le sport ou le stress sont données ici. Elles font partie de conseils de bons sens que les parents essaient d’imposer à leur enfant. Ils suffiraient qu'ils leur fasse lire pour comprendre que ce n’est pas juste une obsession de parents…

La confiance en soi et l’estime de soi

On y lit que confiance en soi et estime de soi ne sont pas innées, et qu’il est possible de les modifier.
La confiance en soi est présentée comme un thermomètre de notre niveau de capacités et elle renforce le sentiment de sécurité alors que l’estime de soi mesure notre valeur (et prend donc en compte l’importance que nous donnons à telle ou telle capacité). Des solutions toutes faites n’existent pas mais la nécessité d’y réfléchir avec des proches est abordée afin de trouver les raisons de ce manque de confiance ou d’estime, et de les résoudre.  Des astuces pour surmonter son trac sont aussi données.

Que faire en cas d’échec ?

Les auteurs décrivent les principaux types d’erreurs et des solutions pour les identifier puis les dépasser : celles provenant d’un manque de travail, de la mauvaise compréhension des consignes, d’un mauvais décodage des règles implicites, de la démarche, du degré de détails attendus ou enfin d’une surcharge de connaissances.

Ce chapitre est court car il fait référence à des solutions évoquées dans les chapitres précédents.

Secrets de Profs