Votre enfant au collège

Que fait-il ? Comment l’accompagner ?

Motte Angélique et Raimbaud Claire. Canopé Editions et PlayBac, 2016, 100 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre écrit par les auteurs du site Les clefs de l'école. Ils y détaillent le fonctionnement théorique d’un collège, en décrivent les différents enseignements, les instances, les lieux, les personnes en détaillant ceux qui sont apparus avec la récente réforme du collège et qui sont inconnus des parents.

Toutefois, chaque collège aura ses spécificités qu’il vous faudra aussi découvrir localement de façon complémentaire à cet ouvrage.


Chapitre 1

Le collège en pratique : dans ce premier chapitre, le fonctionnement du collège vous est expliqué en une vingtaine de pages. Vous ne retiendrez pas tout, mais vous pourrez le consulter régulièrement pour vous rafraîchir la mémoire et comprendre les différentes instances, leur fonctionnement, les droits et les devoirs des élèves et des parents au sein de l’établissement.

Chapitre 2

Les nouveaux enjeux : les enseignements ont été remaniés lors de la dernière réforme du collège et vos enfants ont dans leurs emplois du temps des “matières” que vous n’avez jamais suivies : elles vous sont expliquées ici. Ce sont l’accompagnement personnalisé (AP), les Enseignements Pratiques Inter-disciplinaires (EPI) ou encore les Parcours éducatifs. Leur définition vous sera donnée mais attention, chaque établissement a ses spécificités locales et sa lecture des textes : il sera donc possible que vous trouviez d’autres définitions auprès de l’établissement de vos enfants.

Chapitre 3

Le socle commun : c’est la base commune à tous les enseignements. Un texte qui comporte cinq domaines essentiels qui sont déclinés dans toutes les disciplines et permettent une cohérence dans les apprentissages. Il est ici expliqué afin de vous permettre de situer votre enfant dans son parcours d’apprentissage global, de la 6ème à la 3ème. C’est par rapport à ce socle que votre enfant sera évalué au cours de sa scolarité et c’est aux compétences de ce socle que le bulletin de votre enfant (le livret scolaire unique) se réfère.

Chapitre 4

Les programmes : chez SecretsdeProfs, nous pensons que les parents n’ont pas besoin de se plonger dans les programmes. A chacun son travail ! ils peuvent demander à leurs enfants de leur raconter ce qu’ils ont appris, nous les y invitons même, mais ils ne vont pas refaire les cours à leurs enfants. Toutefois, cela peut vous rassurer de connaître les objectifs des programmes de chaque discipline dans les grandes lignes. Si vous ne les avez pas entendus lors de la réunion de pré-rentrée, vous pourrez ainsi les lire dans ce chapitre. Et pour chaque discipline vous aurez un résumé des attendus de chaque discipline en fin d’année (ce que l’élève doit maîtriser au minimum).

L’évaluation

Ce chapitre vous explique comment un collégien est évalué. Il est bien utile pour savoir ce qui est obligatoire, question que se posent de nombreux parents. On y apprend que l’évaluation doit accompagner les progrès des élèves et valoriser leurs réussites. Elle est donc un outil de progrès, ce qui n’était pas forcément le cas lorsque vous alliez à l’école. Elle s’appuie sur le livret scolaire unique et numérique qui rassemble périodiquement toutes les compétences et connaissances acquises par l’enfant. Le diplôme national du brevet (DNB) y est également détaillé. Vous y apprendrez le mode de calcul des points au contrôle continu et lors des épreuves finales que votre enfant passera en fin de 3è.

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Explose ton score au collège

Le cerveau et ses astuces... Réussir, c'est facile !

Gaspar Eric. Belin éducation, 2015, 112 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a beaucoup aimé ce livre qu’on a lu en famille, avec des enfants de différents âges et de différents niveaux d’autonomie.

Il est vraiment écrit pour des collégiens, mais parfois il faudra l’aide d’un parent pour motiver à lire ou pour orienter sur l’ordre des chapitres.

Son auteur est un professeur de mathématiques qui essaie depuis bientôt 10 ans de former des élèves et leurs enseignants aux techniques des neurosciences (sur le fonctionnement du cerveau). Il est également l’auteur du site neurosup dans lequel on peut visionner des conférences et écouter des émissions de radio sur le fonctionnement du cerveau.


Une rapide introduction à lire en famille explique le fonctionnement du cerveau, les connexions entre les neurones qui le constituent, leur capacité à se remodeler tout au long de la vie et s’appuie sur le constat scientifique que tout le monde peut améliorer ses capacités.

Le livre est ensuite divisé en trois grandes parties :

  1. Je veux enfin retenir plus facilement - j’améliore mon attention, je regroupe les informations, je me sers de comparaisons pour mieux retenir ;

  2. Je veux être meilleur le jour J - j’utilise des moyens mnémotechniques, je découpe les tâches, je gère mon stress ;

  3. Je veux me souvenir plus longtemps - je mémorise en me posant des questions, je me détache du contexte d’apprentissage.

Pour chaque partie, le découpage est le même :

  • tout d’abord, on trouve des petites BD avec des paroles d’élèves et de parents, qui permettent de s’identifier ;

  • ensuite, les objectifs du chapitre sont expliqués sur une page ;

  • puis des petits tests amusants sont proposés (comparer des images, retenir des listes de chiffres, répondre à des questions après avoir lu un texte…) et permettent d’expérimenter une astuce ;

  • ensuite vient l’explication scientifique de l’astuce (que les plus jeunes ou pressés pourront sauter ou se faire expliquer par leurs parents) ;

  • et enfin, des situations d'entraînement sont présentées, avec des cas empruntés à toutes les matières (on y trouvera par exemple des astuces pour apprendre la formule de l’aire de toute forme géométrique, les verbes irréguliers en anglais ou l’ordre des planètes en SVT).

En vrac, on y apprend par exemple que si l’on n’arrive pas à se concentrer en classe, on pourra s’imaginer dans la peau d’un reporter devant écrire un article sur le cours, qu’on peut flouter des informations inutiles pour se concentrer sur d’autres, que la mémoire de travail peut accueillir 5 à 9 informations en même temps selon les personnes, et que retenir les chiffres 1 puis 9 puis 6 puis 7 en utilise 4 alors que retenir le nombre 1967 n’en utilise qu’une, d’où l'intérêt de les regrouper pour les apprendre.

On y lit aussi l’idée d’utiliser des acronymes pour retenir, de regrouper les idées dans des colonnes par thèmes, de comparer les données entre elles...

Les élèves qui l’ont lu et nous l’ont commenté ont aimé le ton dynamique, un style de langage détendu et qui leur est destiné.
Ils y ont trouvé des astuces dont ils ignoraient l’existence et dont ils se sont emparés. Certains n’ont pas trouvé instantanément comment ces astuces leur seraient utiles (mais on peut parier que ça viendra tout seul plus tard) mais la lecture du livre leur a permis de prendre conscience qu’ils utilisaient eux-mêmes des méthodes qu’ils ignoraient jusque là.

La meilleure solution est donc selon nous de le feuilleter en premier, d’aider son enfant à le prendre en mains, de choisir ensemble les chapitres utiles, et d’en lire certains bras-dessus, bras-dessous pour en discuter ensemble.


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Familles-école : construire une confiance réciproque

Auduc, Jean-Louis. Canopé Editions, 2016, 118 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre écrit par un prof de lycée et de collège qui a ensuite formé les  enseignants aux relations avec les parents.

Il commence par dresser un état des lieux des rapports entre les parents et les profs et identifie les points de tension récurrents. Il donne des pistes pour que les profs intègrent mieux les parents dans la scolarité des élèves.


Après avoir expliqué des causes des rapports distanciés entre les parents et l’école, l’auteur évoque l’incompréhension, voire la défiance de certains parents vis-à-vis du fonctionnement et du contenu des enseignements. Depuis 1974, chaque année, au moins un niveau scolaire a connu une réforme, ce qui rend le système peu lisible pour les parents.

Selon un rapport de 2006, il existe des zones de tension entre parents et enseignants qui sont récurrentes :

  • le rythme d’apprentissage - les parents s’inquiètent rapidement si l’enfant ne va pas assez vite à lire, écrire, compter ;

  • l’évaluation - modalités d’organisation des contrôles, appréciations sur les copies ;

  • l’orientation - les parents ont l’impression de la subir de façon forcée ;

  • les sanctions - les parents se sentent montrés du doigt comme de mauvais parents du fait des agissements de leurs enfants.

L’auteur rappelle ensuite les droits (individuels et collectifs) et les obligations des familles : ces-derniers sont définis dans le décret n°2006-935 du 28 juillet 2006. Il précise le rôle et la place des fédérations de parents, des délégués de parents qui peuvent jouer le rôle de médiateurs entre l’école et les autres parents.

Il donne des exemples de fonctionnements favorisant la coopération (mais qui relèvent de décisions de chefs d’établissement plus que de parents) : réunions nombreuses, arrêt des “convocations” des parents ressenties comme humiliantes, rencontres préparatoires à la  rentrée.

Notre chapitre préféré s’intitule “mieux communiquer avec les parents”, on avait hâte de le lire ! On y apprend qu’une rencontre parent-prof ne s’improvise pas : il faut se mettre d’accord sur son objectif, sa durée, son contenu. En garder une trace écrite à laquelle se référer plus tard dans l’année, être à l’écoute, le faire en présence de l’enfant (au moins pour une partie de l’entretien) et avec pour objectif d’améliorer la situation de l’enfant, et non pas de régler des comptes. Plutôt que la longue liste des choses à faire ou pas lors de ces rencontres, la lecture de ce chapitre permet d’anticiper ce moment et de clarifier ce qu’on en attend. Et de s’y préparer pour la rendre utile.

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Le travail autonome

Comment aider les élèves à l'acquisition de l'autonomie

Liquète Vincent, Maury Yolande. Armand Colin, 2007, 221 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre écrit par deux universitaires et formateurs de professeurs stagiaires. Il est destiné à des enseignants - mais le vocabulaire employé n’exclut pas les autres lecteurs -  et leur donne des outils pour faire acquérir l’autonomie aux élèves. Pour cela, il fait s’interroger sur la définition de l’autonomie et les situations propices à son développement.

Il se lit assez facilement, repart dans chaque chapitre de définitions simples, propose des chapitres courts et des encadrés “résumons-nous” en fin de chapitre. On peut le lire plusieurs fois et à chaque fois y entendre une nouvelle nuance. Enfin, il propose des documents utilisés par des profs avec leurs élèves qui peuvent servir de base pour construire ses propres outils (et dont nous nous sommes nourris!).


L’objet, l’histoire et les enjeux de l’autonomie

On y apprend que l’autonomie correspond à une tentative de se servir de ses propres capacités pour agir sans être guidé par un autre. Pourtant, l’apprentissage de cette autonomie n’est pas un acte individuel mais un processus qui se construit à plusieurs : l’élève, ses camarades, ses enseignants, sa famille ont un rôle à jouer.

C’est à l’enseignant d’amener ses élèves à l’autonomie scolaire : s’organiser, acquérir des méthodes de travail, évaluer les résultats et développer un goût pour l’autoformation. Pour cela, il doit alterner des phases où il donne de la liberté aux élèves et des phases d’autonomie “gagnées” lors des phases précédentes. Ce processus est lent et progressif. Comme toute compétence, il existe des degrés d’acquisition et de nombreuses marches à franchir.

Une particularité de l’autonomie dans le domaine de l’éducation est que c’est à la fois le but à atteindre et ce qui permet de l’atteindre.

Une autre particularité est que le métier d’élève est rempli de contraintes auxquelles il doit se soumettre : on lui demande à la fois d’être indépendant et de se soumettre à des règles de vie collective strictes.

Comment favoriser le travail autonome de l’élève ?

On y apprend qu’un individu autonome est capable d’échanger avec le monde extérieur, d’entrer en régulation avec son milieu. Et que l’autonomie se développe en classe par des projets de groupes d’élèves réunis par un objectif.

Le professeur est alors une personne ressource qui accompagne le projet. Son rôle est d’expliciter les démarches et objectifs visés : les contraintes temporelles, la nature des compétences travaillées, les ressources disponibles. Et ensuite de demander à l’élève d’expliciter à son tour afin d’éviter les malentendus.

L’apprentissage de l’autonomie y est décrit comme lié à la capacité à s’auto-évaluer : c’est à dire réfléchir à ses résultats, à ses progrès et à son développement personnel. Des outils y sont présentés pour s’approprier les critères d’évaluation, planifier et gérer ses propres erreurs.

Les conditions d’une pratique de travail autonome de l’élève  

Des styles d’apprentissage y sont décrits afin de prendre en considération que l’élève n’utilise pas forcément le même que la personne qui l’accompagne et qu’il faut lui laisser choisir celui qui lui correspond le mieux.


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Apprendre à apprendre 

Zakhartchouk, Jean-Michel. Canopé Editions, 2015, 135 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre écrit par un prof et formateur de profs, qui donne de nombreuses pistes en lien avec tous les domaines d’apprentissage, en classe et à la maison.

Des chapitres courts sont proposés, avec dans chacun une idée et des références si l’on veut aller plus loin. Certains chapitres s’adressent aux profs et aux techniques applicables avec toute la classe, d’autres sont transposables à l’extérieur de la classe : nous les résumons ci-dessous.


  • Pour apprendre, il faut faire (donc argumenter pour s'entraîner à l’argumentation, rédiger pour s'entraîner à la rédaction…) mais aussi comprendre pourquoi on fait. C’est à dire connaître les opérations mentales qui nous servent à accomplir une tâche. Pour cela, on peut poser des questions aux enfants comme “Est-ce que cette activité ressemble à une autre que tu as déjà faite ? Qu’est-ce qu’il fallait savoir pour y arriver ? Est-ce que tu aurais pu t’y prendre autrement pour répondre ?”

  • Il existe différentes stratégies d’apprentissage dont certaines conviennent mieux à certains enfants : le but n’est pas de mettre une étiquette sur un enfant et de le figer dans un rôle mais de proposer toutes ces stratégies afin que l’enfant fasse ses propres choix.

  • Plusieurs stratégies existent pour retenir une leçon : grâce à des moyens mnémotechniques, en sélectionnant uniquement les informations utiles, en imaginant une image mentale de ce qu’on retient, par des mouvements du corps (le doigt peut battre la mesure : un battement par idée clé par exemple).

  • Comprendre ce qui est demandé, c’est à dire comprendre la consigne, relève aussi de stratégies : on pourra demander à l’enfant de redire la consigne, de la reformuler avec ses propres mots, de faire la liste des ressources indispensables pour y répondre, de réfléchir à ce que le prof attend et à ce qu’il ne voudra surtout pas lire. On pourra aussi passer quelques minutes la veille d’un contrôle à tourner les pages d’un livre ou d’un cahier et de toutes les consignes possibles, plutôt que de refaire plusieurs fois les mêmes exercices, afin de se préparer à toutes les éventualités.

  • Prendre le temps d’apprendre et faire prendre consciences aux élèves de ce temps (en leur demandant de l’estimer, de le mesurer)

  • Savoir chercher l’information : souvent les élèves se jetteront sur internet, mais il ne faut pas diaboliser cet outil. On trouve aussi des choses justes sur internet ! Il convient donc de les former, de leur expliquer ce qu’est une source fiable, un moteur de recherche plutôt que soit les lâcher sans mode d’emploi soit tout interdire ! Ce n’est pas parce qu’ils sont nés avec qu’ils savent spontanément l’utiliser.

  • Recopier, écrire pour apprendre : c’est en écrivant qu’on apprend, c’est par écrit qu’on vérifie les connaissances des élèves. Il ne faut donc pas se contenter de réciter les leçons mais il faut les écrire. Une écriture spontanée, sous forme de notes, de schémas ou de longues phrases. Ces notes peuvent aussi être consignées dans un journal des apprentissages, sorte de journal intime, parce que la narration est une explicitation qui aide à prendre conscience. Et ces notes peuvent être numériques et aideront à organiser des fichiers dans des dossiers.

  • S’auto-évaluer : être conscient de ce qu’on sait faire et de ce qu’on ne sait pas faire aide à chercher des stratégies pour savoir mieux faire. Pour cela, les enfants doivent être guidés et leurs profs mènent en général ce travail avec eux.

  • Enfin, l’auteur termine son livre par des conseils aux parents  : aider son enfant à tenir son agenda sans lui imposer la manière, lui demander de reformuler ses devoirs sans les regarder, attendre au moins une heure entre le moment où on l’interroge et l’apprentissage, l’inciter à construire un film avec des images de ce qu’il a appris, et surtout lui expliquer qu’il existe de nombreuses façons d’apprendre et lui laisser choisir la sienne !

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Apprendre à apprendre

Giordan André, Saltet Jérôme. Apprendre à apprendre. Librio, 2015, 125 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé ce livre co-écrit par un docteur en sciences de l’éducation et un des fondateurs des éditions Play Bac. Il fourmille de très nombreux conseils pratiques, pourrait s’appeler « le guide pour réussir ses études », et est écrit dans un style adapté à des lycéens ou leurs parents, voire même des étudiants, mais pas vraiment à des plus jeunes.

Il balaie tous les domaines : de la quantité de sommeil à la motivation pour apprendre en passant par des astuces mnémotechniques pour apprendre sa leçon. Il n’est donc pas du tout adapté à une lecture linéaire mais se feuillette très bien, à la recherche d’un conseil utile dans un domaine (avec une table des matières très détaillée).


Cet ouvrage est divisé en plusieurs chapitre bien distincts dans lesquels des pistes de réflexions claires et précises sont données. On vous détaille ces chapitres un par un.

Comprendre pour apprendre

Ce premier chapitre invite à savoir identifier son profil d’apprentissage (visuel ? auditif ? kinesthésique ?) pour s’en servir efficacement et aussi à analyser ses types d’erreurs pour y remédier. On y trouve des listes de catégories d’apprentissages ou d’erreurs dans lesquelles on pourra se perdre… ou se reconnaître ! Et en tous les cas  garder l’idée qu’il n’existe pas une mais de multiples façons de réussir ou de se tromper.

Se donner le désir d’apprendre

On y trouve des moyens, jamais moralisateurs, pour vouloir apprendre. Une sortie de petit guide anti-ennui en classe (de donner des défis, écouter les cours en se demandant comment on l’aurait fait à la place du prof, réfléchir à un reportage sur ce cours…).

Travailler sa mémoire

Des idées fausses sur la mémoire, les conditions d’une bonne mémoire et plein d’astuces connues ou moins connues y sont présentées. On y a retenu l’idée de structurer les infos (en les regroupant, en les hiérarchisant), de respecter les habitudes de son cerveau (lire, dire, dessiner, voir, bouger sont autant de types de mémoires), en reposant son cerveau, et en se représentant la fonction qu’on va faire de l’information mémorisée (se mettre dans le contexte aide à mémoriser : on se met debout pour réciter une poésie si l’on sait qu’on devra la réciter debout, et on s’imagine la classe)

Savoir poser et résoudre un problème

On y apprend à construire un conceptogramme pour hiérarchiser les questions à se poser : sorte de carte de sa pensée sur un sujet (aussi appelée carte mentale)

Savoir maîtriser l’information

Une partie très détaillée et utile, pas à pas, pour guider son enfant dans une recherche sur internet, en 10 étapes. Une autre partie utile bien que pas assez détaillée sur la prise de notes en fonction du contexte.

Savoir vendre ses idées

On y lit des conseils sur les choses à faire et celles à éviter à l’oral et à l’écrit : pour un travail seul ou en groupe, pour les TPE du lycée par exemple ou pour les nombreux exposés que l’on demande aux élèves depuis l’élémentaire sans vraiment les y former.

 Savoir s’organiser

Cette partie utile s’appuie sur une idée évidente pour un parent mais peut-être moins pour un enfant : investir du temps et de l’énergie aujourd’hui permettra d’en économiser demain ! Les auteurs donnent donc des recettes concrètes pour s’organiser efficacement pendant les cours, le soir et le week-end :

  • en conseillant de relire ses cours le soir-même ou au bout de 24 heures pour une efficacité optimale ;
  • avec ce qu’ils appellent la règle des 30 secondes : passer 30 secondes à se demander ce qu’on vient d’apprendre ou ce qu’on va apprendre plutôt que se jeter dedans (règle qui marche aussi quand on rentre en classe ou qu’on en sort) ;
  • en prenant conscience du temps prévu ou réellement passé à faire une tâche.

Comment mettre son corps en ordre pour apprendre

Des informations sur le sommeil, le sport ou le stress sont données ici. Elles font partie de conseils de bons sens que les parents essaient d’imposer à leur enfant. Ils suffiraient qu'ils leur fasse lire pour comprendre que ce n’est pas juste une obsession de parents…

La confiance en soi et l’estime de soi

On y lit que confiance en soi et estime de soi ne sont pas innées, et qu’il est possible de les modifier.
La confiance en soi est présentée comme un thermomètre de notre niveau de capacités et elle renforce le sentiment de sécurité alors que l’estime de soi mesure notre valeur (et prend donc en compte l’importance que nous donnons à telle ou telle capacité). Des solutions toutes faites n’existent pas mais la nécessité d’y réfléchir avec des proches est abordée afin de trouver les raisons de ce manque de confiance ou d’estime, et de les résoudre.  Des astuces pour surmonter son trac sont aussi données.

Que faire en cas d’échec ?

Les auteurs décrivent les principaux types d’erreurs et des solutions pour les identifier puis les dépasser : celles provenant d’un manque de travail, de la mauvaise compréhension des consignes, d’un mauvais décodage des règles implicites, de la démarche, du degré de détails attendus ou enfin d’une surcharge de connaissances.

Ce chapitre est court car il fait référence à des solutions évoquées dans les chapitres précédents.


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Une Mémoire de Roi

Mathieu Burniat, Sébastien Martinez. Une mémoire de roi. Premier Parallèle,  2018, 156 p.


L’avis de SecretsdeProfs : on a aimé cette BD qui met en scène un roi simplet au premier abord qui ne dispose que de quelques jours pour se préparer à aller à un bal et à y briller par ses connaissances. De nombreuses astuces sont partagées par l’auteur, et permettent de comprendre que la mémoire n’est pas une aptitude avec laquelle on naît mais une compétence que l’on peut développer.

Difficile de dire à qui s’adresse l’ouvrage : il peut se lire avec son enfant, dès 9 ans, qui en comprendra l’idée générale mais beaucoup de références et d’exemples sont destinées aux adultes. Il peut aussi se lire seul et on fera les petits “jeux” de mémoire avec son enfant, en sélectionnant les pages. Tous les adultes y trouveront un intérêt.


L’auteur, champion de France de la mémoire (si, si, ça existe vraiment !) explique ses techniques de mémorisation par la bande dessinée.

On y apprend des astuces de mémorisation : associer une histoire imaginaire aux items à mémoriser, associer un lieu ou des sensations variées, en faisant appel aux émotions et à son imagination.

Les objets à mémoriser et qui sont pris par exemple couvrent des champs variés (mais qui parleront davantage à des adultes d’une quarantaine d’année qu’à des enfants de dix) : listes de mots ou de concepts, dates, noms, vocabulaire d’une autre langue, géographie mondiale...

De petites activités (suggérées par le personnage imaginaire qui entraîne le fameux roi) permettent d’augmenter ses performances au fil des pages, et de sélectionner les techniques qui marchent sur chacun et celles qui sont lui moins adaptées.


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