Contrôle, test, éval, DS : s'y retrouver dans l'évaluation

Le petit dictionnaire des différentes situations d’évaluation pour y voir clair et aider votre enfant à s'y préparer. 


Commençons par les définitions officielles

Quelques nouveautés depuis la rentrée 2016, et donc depuis que vous-même étiez non pas des parents mais des élèves malmenés par des contrôles surprises, des devoirs rendus classés dans l’ordre, avec des appréciations cinglantes et des zéros dans la moyenne quand vous discutiez avec votre voisin. Réjouissez-vous (et ne soyez pas jaloux), la vie de votre enfant est sans doute plus sereine que n’a été la vôtre de ce côté-là :

  • L’évaluation des acquis scolaires des élèves vise à améliorer l’efficacité des apprentissages : on n’évalue plus après avoir appris, mais on évalue en apprenant et on apprend en évaluant. Comme dans la vie quand on cuisine et qu’on goûte au fur et à mesure pour améliorer le plat.

  • L’évaluation est positive : elle valorise des progrès

  • Il existe des compétences à valider au fur et à mesure, de façon périodique

  • et des compétences à valider en  fin de cycle, qui donnent lieu à des attestations officielles de maîtrise des compétences

  • Les compétences s’acquièrent en 4 marches : maîtrise insuffisante, fragile, satisfaisante et très bonne.

Il existe en théorie 4 situations d’évaluation :

  1. l’évaluation diagnostique est réalisée au début d’un chapitre : c’est l’état des lieux

  2. l’évaluation formative est réalisée en cours de chapitre : c’est l’apprentissage

  3. l’évaluation sommative est réalisée à la fin : c’est le passage à la caisse, on fait la somme de ce qu’on a appris

  4. l’évaluation certificative : c’est le moment officiel où on peut certifier que l’élève sait (comme le brevet)

 

Et en classe ça donne quoi ?

Dans la classe de votre enfant, ce jargon pédagogique n’est heureusement pas employé mais il sous-tend en général les modalités utilisées par chaque prof.

Le mot contrôle reste le plus employé : c’est la définition de l’évaluation sommative. On est prévenu qu’il arrive, on a travaillé en classe dans ce but, la consigne va ressembler à celle donnée dans le cahier. Pour s’y préparer, il faut reprendre les exercices d'entraînement, en souligner les consignes pour se les approprier, et regarder des exemples de variantes des exercices, par exemple dans le manuel scolaire dont les corrigés se trouvent à la fin, ou parfois en ligne en tapant le nom de l’éditeur. Le contrôle peut aussi s’appeler “DS” pour “Devoirs Surveillés”

 

Le mot interrogation est souvent utilisé suivi du mot “surprise” : c’est une vérification des apprentissages sur un point précis du cours, souvent portant sur le cours de la fois précédente, parfois de l’année précédente pour faire un diagnostique. Et en fait, il n’est pas une surprise. Demandez à votre enfant chaque soir de la première semaine de l’année de vous raconter ce que chaque enseignant a dit : ceux qui en donnent préviennent leur élèves. Et ensuite, il est facile d’en connaître le calendrier : dès le deuxième ou troisième cours, ils en auront un, pour les aider à comprendre qu’il faut apprendre les leçons à chaque fois. Puis viendra le grand contrôle, puis l’enseignant corrigera puis une nouvelle notion sera abordée puis il recommencera… Vous pourriez presque noter dans l’agenda de votre enfant au crayon à papier les jours probables d’interrogation, sans grand risque de vous tromper.

 

Les mots tests ou quizz sont plutôt employés par les profs de langues mais aussi par d’autres : ce sont des évaluations courtes, en général avec des modalités peu rédactionnelles : Vrai/Faux, QCM, Vocabulaire. Là encore, les manuels en contiennent pour s'entraîner.

 

Certains profs utilisent le mot évaluation et notent parfois dans le cahier de texte si elle est formative ou sommative : si elle est formative, en cours d’apprentissage, la note sera soit indicative pour l’élève soit à faible coefficient. Si elle est sommative, retournez en haut de l’article si vous ne souvenez plus !

 

Reste le DM, comme Devoirs à la Maison : plus gros que les devoirs habituels, il faut planifier de le faire un week-end ou plusieurs soirs de suite. Il sera noté en général mais à faible coefficient et pour valider que du temps a été passé dessus, et est indicateur de sérieux des élèves. Pas question donc de ne pas le rendre à temps, ou de rendre un torchon, mais en revanche, il est possible d’y laisser passer des erreurs, donc de laisser l’enfant le faire seul.  

 

Et maintenant, sortez une feuille : interrogation surprise !